ÊTRE SON PROPRE SUPPORTER

– Vivre nos particularités, nos failles, nos traits de caractères comme des poids.
– Jeter un regard sombre sur nous même, voir nos défauts en grands.
– Se farcir un critique intérieur aux traits de tyran, toujours prêt à noter chacun de nos faits et gestes répréhensibles avec sévérité.

Pas simple de se supporter parfois, n'est-ce pas?

Pas facile donc, mais pourtant normal : le cerveau humain est câblé pour attacher plus d’importance au négatif qu’au positif. Aussi agaçant que soit ce mécanisme, nous pouvons pourtant le remercier! C’est grâce à lui que nous sommes en mesure de repérer ce qui est problématique pour nous même, afin d‘amorcer un changementAutrement dit, cette habileté est à la source de notre capacité d’action.

Repérer l’anomalie, le négatif, l’inconfort est une capacité du cerveau qui nous permet de décider quand fuir ou combattre, quand agir ou laisser faire. 

Toutefois, à l’instar de n’importe quelle habitude, il s’agit d’un biais cognitif que l’on peut encourager ou décourager. Aussi, je vous encourage à mettre l’accent de manière régulière sur ce qui vous apporte du positif au quotidien, à noter l’agréable en vous, et à mettre l’accent sur les apprentissages de vos expériences positives comme négatives ( c’est ce que la sophrologie nous apprend!).

Car notre cerveau est assez merveilleux: dès lors que l’on y trace un chemin de pensée, et que l’on prend soin de le répéter, d’y passer une, deux, dix fois, c’est avec un boulevard que l’on finit! Certes, rééduquer sa matière grise est un travail de longue haleine, mais il vaut son pesant d’or. En y allant petit à petit (sans avoir peur des retours en arrière), le critique intérieur quitte la place de conducteur principal pour devenir un passant sur le trottoir … que vous pourrez très librement ignorer !

Lorsque ces moments de critiques intérieures font surface, j’aime me remémorer une petite anecdote linguistique, qui m’aide à changer de regardSi vous parlez quelques mots d’anglais vous savez que la traduction littérale de « to support » n’est pas « supporter » … mais SOUTENIR ! 

Et si plutôt que de porter nos poids avec effort et douleur, nous nous mettions à soutenir chacune des parts de nous même en souffrance?  Et si plutôt que de leur asséner une énième critique, de leur donner toujours plus de douleur et de poids …. nous leur tendions la main? Nous nous mettions à les écouter ? A les encourager ? Allions chercher du soutien ? 

Le plus simple pour se faire? Commencez par essayer de vous adresser à vous même comme à un ami très proche. Vous verrez, ça change la donne ! 

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